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AVEC CHRISTOPHER RAGAN
Professeur d'économie à l'université McGill et modérateur pour l'événement face à face économique : Krugman vs Rogoff

POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI UN ÉVÉNEMENT AVEC CES DEUX ÉCONOMISTES EN PARTICULIER?

Chris Ragan : Kenneth Rogoff et Paul Krugman sont deux économistes remarquables, aussi bien par leurs accomplissements académiques que par leur engagement dans les grandes questions de politiques économiques. Cela fait d’eux des experts à qui l’on souhaite parler pour obtenir leur point de vue sur différents aspects de l’économie mondiale.

Je crois que nous constaterons que ces deux économistes parlent un langage commun en termes de mécanismes économiques. En même temps, ils ont des désaccords et ils sont bien outillés pour exprimer leur point de vue respectif. Par exemple, il y a une question sur laquelle ils se sont récemment affrontés, c’est le lien entre un haut niveau de dette publique et le taux de croissance économique d’un pays. Ils ont tous deux une expérience exceptionnelle. Kenneth Rogoff, professeur à Harvard, a été économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) de 2001 à 2003. Il est l’auteur, avec Carmen Reinhart, du livre à succès « This Time Is Different », qui traite des crises financières. Paul Krugman, professeur à Princeton, a été lauréat du Prix Nobel en 2008, et ses chroniques dans le New York Times sont suivies par beaucoup de gens.

COMMENT LEUR DISPUTE PUBLIQUE A-T-ELLE COMMENCÉ?

CR : Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart ont publié en 2010 un article intitulé « Growth in a Time of Debt » dans l’American Economic Review. Habituellement, les articles académiques ne se retrouvent pas à alimenter les débats politiques, mais ce fut le cas avec celui-ci. L’article avançait que les pays dont le ratio de la dette sur le PIB est supérieur à 90 % ont tendance à avoir une faible croissance.

Il faut se rappeler qu’au moment de la publication, la reprise suivant la crise financière mondiale débutait à peine et que l’Europe traversait une crise des dettes souveraines. L’article a eu beaucoup de retentissement et a amené plusieurs personnes à soutenir qu’il fallait réduire la dette afin d’augmenter la croissance économique. Or, environ un an plus tard, il a été montré que l’étude comportait certaines erreurs de calculs informatiques. Paul Krugman a fait des commentaires incisifs à ce sujet dans le New York Review of Books et dans le New York Times, avançant également que ce n’était pas le bon moment d’essayer de réduire la dette dans le contexte économique à court terme.

QUEL TYPE DE DÉBAT SOUHAITEZ-VOUS CRÉER?

CR : L’objectif fondamental est d’entendre le point de vue privilégié de ces deux économistes hors pair sur les chemins passés, présents et futurs empruntés par l’économie mondiale. En cours de route, nous allons découvrir certains de leurs désaccords et en les explorant, nous en apprendrons davantage sur le fonctionnement du monde.

QUELLES QUESTIONS ÊTES-VOUS IMPATIENT DE LEUR POSER?

CR : Kenneth Rogoff a déjà soutenu que dans les pays ayant une dette très élevée, il y aurait un argumentaire pour produire intentionnellement une inflation plus élevée durant quelques années, de manière à réduire la valeur réelle de la dette gouvernementale, puisque celle-ci est habituellement émise en valeur nominale. Je luis poserais certainement une question sur cette position, et j’aimerais bien entendu connaître aussi la réponse de M. Krugman.

J’aurais aussi une série de questions sur l’Europe : Envisagez-vous que la Zone Euro puisse se briser ? Voyez-vous un pays comme la Grèce quitter la Zone Euro? Si oui, comment cela se ferait? D’un autre côté, si vous croyez que ces pays ne peuvent briser leur union, comment voyez-vous la structure se maintenir d’une façon économiquement satisfaisante?

J’aimerais aussi leur demander leur avis sur le concept de la « secular stagnation ». Selon l’argument de Larry Summers, nous sommes entrés dans un monde de faible demande pour les investissements et d’offre élevée en épargne. Nous continuerions ainsi à connaître des bas taux d’intérêt et bas taux de croissance. Il faudrait alors stimuler la croissance par des dépenses publiques majeures dans les infrastructures. La position sur cette question a un impact important, puisque c’est en quelque sorte une affirmation de la politique économique à tenir pour les États-Unis dans les 10 prochaines années. (Fin)

*Ne manquez pas cet événement qui s’annonce des plus captivants avec deux des économistes les plus influents au monde et inscrivez-vous dès maintenant.

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