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AVEC ÉRIC LEMIEUX
Directeur général, Finance Montréal et du Centre Financier International de Montréal

Selon vos discussions avec des intervenants étrangers, dites-nous comment est perçue Montréal comme place financière?

À l’étranger, on nous parle rapidement du Canada. Nous sommes favorisés par un très bon écho vis-à-vis le Canada actuellement. Suite à la crise de 2008, le pays a fait bonne figure et on nous souligne tout de suite la qualité de notre système bancaire et de notre réglementation, deux facteurs qui nous ont permis de passer à travers la crise. C’est intéressant, car avant cet événement, Montréal et les autres places financières du Canada étaient moins sur le radar à l’international.

Deuxièmement, les gens qui connaissent Montréal font mention du talent et de l’innovation que l’on retrouve ici. C’est une réputation positive que l’on a et qui s’applique dans le domaine financier.

Ensuite, avec les gens qui ont déjà fait des affaires avec nos organisations, l’accueil est encore plus favorable. La Caisse de dépôt et placement du Québec est extrêmement présente comme investisseur à l’international, notamment dans le secteur des investissements d’infrastructures. Cela dépend aussi du pays où l’on se trouve. En Asie, on peut me parler de la Banque Nationale, qui a ouvert un bureau à Hong Kong pour y intensifier ses activités. À Paris, c’est Desjardins qui a ouvert un bureau. Aux États-Unis, il y a Fiera Capital qui a fait des acquisitions dans la région de San Francisco. Tout cela génère une notoriété positive.

Finance Montréal organise, avec des partenaires, des conférences sur des tribunes prestigieuses à Paris, Londres et New York. Quel est l’objectif ?

Cela fait environ cinq ans que nous présentons des conférences à l’étranger avec des personnalités de la finance montréalaise. Fin janvier, Jacques Ménard, président du conseil d'administration de BMO Nesbitt Burns et président de BMO Groupe financier, Québec, est invité à faire un discours à Paris. En mars, c’est Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, qui s’exprimera à Londres.

Cela permet d’augmenter la notoriété de Montréal en finance. Nous invitons notamment des représentants d’institutions financières que nous aimerions convaincre d’investir directement à Montréal. En entendant ces personnalités, les invités ont une image plus concrète des avantages qu’offre la métropole. Le but est d’amener ces gens à considérer Montréal sur leur short-list d’endroits où établir des opérations et faire des affaires en finance. Ces événements sont aussi l’occasion pour les firmes d’ici qui ont des activités dans ces pays d’inviter leurs propres clients.

Dans la dernière année, il y a eu du mouvement dans le secteur, notamment le rachat des activités canadiennes de la Standard Life par Manuvie. Dans l’ensemble, est-ce que 2014 a été une bonne année pour Montréal ?

Je suis positif vis-à-vis l’année qui s’est écoulée. Dans le cas de Standard Life, il faut comprendre que le siège social d’Édimbourg cherchait à vendre ses opérations canadiennes. L’acheteur canadien, Manuvie, a manifesté une volonté certaine de développement au Québec. Le mieux est de regarder les gestes : Manuvie a annoncé la construction d’un nouvel édifice en partenariat avec la Caisse de dépôt et placement, un poste de président et chef de la direction pour le Québec a été créé et c’est M. Charles Guay qui a été nommé à cette fonction.

Pendant ce temps, plusieurs organisations étrangères ont intensifié leurs activités à Montréal cette année. Par exemple, le gardien de valeurs State Street a annoncé la création de 100 emplois professionnels additionnels. Dans le cadre de l’acquisition du courtier en produits dérivés Newedge par la Société Générale, des dizaines d’emplois dans le domaine des technologies de l’information (TI) appliquées à la finance, qui étaient auparavant à Chicago, seront transférés à Montréal au cours de la prochaine année.

Les transactions de fusions-acquisitions se font dans les deux sens et cette année a été bonne pour nos institutions. On peut mentionner le Mouvement Desjardins, qui a acquis les activités canadiennes de l’assureur américain State Farm. La Banque Nationale, Fiera Capital et la Banque Laurentienne ont aussi fait des acquisitions. Il faut continuer quotidiennement à se faire valoir pour poursuivre et alimenter cette tendance.

« Pour la première fois dans l’histoire, les technologies entraînent des changements majeurs dans les modèles d’affaires des institutions financières », disait récemment Pierre Matuszewski, président de la Société Générale (Canada) et président du comité organisateur du Forum FinTech. Est-ce que Montréal se trouve en bonne position pour prendre part à ces transformations ?

Je pense que Montréal doit absolument se positionner pour saisir ce mouvement. Tous les ingrédients sont là pour pouvoir bien le faire. Est-ce qu’on est rendu au niveau où j’aimerais que l’on soit ? Peut-être pas encore, si on se compare à une ville comme Tel-Aviv, reconnue comme un centre de développement FinTech. Ce secteur va s’accélérer à Montréal dans les cinq prochaines années.

Plusieurs institutions établissent à Montréal des opérations de développement informatique qui desservent l’ensemble de leur groupe, comme le font BNP Paribas, la Société Générale et Morgan Stanley. Par exemple, dans le cas de Morgan Stanley, les outils et les algorithmes développés ici par des centaines d’experts servent aux courtiers à travers tout le groupe mondial.

Ensuite, on peut s’appuyer sur nos entreprises qui rayonnent à l’international. CGI, avec ses 68 000 employés, est l’un des principaux joueurs mondiaux. D’autres firmes, comme Croesus et Acceo sont des entreprises en croissance et qui ont su faire leur marque.

Est-ce qu’il y a des exemples de compétences ou d’expériences que davantage de professionnels de la finance auraient intérêt à acquérir pour répondre aux besoins futurs de l’industrie ?

Je pense que l’on a déjà une grande compétence ici. Nous avons beaucoup de professionnels détenteurs du titre CFA® , qui ont une association dynamique à Montréal. C’est un acquis important. Je vois aussi que nous avons beaucoup de compétences du côté des actuaires.

Pour les professionnels de la finance, on peut souligner deux types de compétences où il y aurait un besoin particulier. Premièrement, les capacités de faire le lien entre TI et finance. Un professionnel détenteur du titre CFA® qui apprend aussi les technologies, et vice-versa, une personne en technologie qui acquiert des connaissances en finance, je pense que c’est l’avenir.

Deuxièmement, il y a un besoin pour les compétences en gestion de risque et en conformité, selon ce qui ressort des analyses du nouveau Centre d’excellence en finance du Québec. Les exigences que doivent respecter les institutions financières ont beaucoup augmenté avec la réforme de Bâle III et l’ensemble de la réponse à la crise financière. Cela crée une demande pour ce type d’expertise.

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