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Entrevue carrière avec Nicolas Richard, CFA, vice-président et chef de l’exploitation, Desjardins Gestion de patrimoine et Gestion internationale d’actifs (DGIA)

Originaire d’un petit village dans la région de Mirabel en périphérie de Montréal, Nicolas Richard a su tailler sa place en finance en travaillant dans les plus grandes villes financières internationales. Depuis septembre 2016, il occupe le poste de vice-président Placements et Chef de l’exploitation de Desjardins Gestion internationale d’actifs chez Desjardins (DGIA), après y avoir été chef des stratégies de placement.

Sa carrière a débuté chez Citigroup, où il a occupé plusieurs postes en gestion de portefeuille, recherche et stratégies financières à Genève, Londres et New York. Avant son arrivée chez Desjardins en 2011, il était Directeur général chez Morgan Stanley Smith Barney, comme responsable de l'allocation d'actifs stratégique et membre votant du comité de placement de la firme.

Nicolas Richard est titulaire d'un baccalauréat en mathématiques - actuariat, de l'Université de Montréal (1993), et d'une maîtrise en finance de la London Business School (2001). Il est aussi membre du CFA Institute en tant qu'analyste financier agréé (1998).

Quand avez-vous commencé votre carrière et quel a été votre premier emploi ? Était-ce le poste que vous souhaitiez ?

Après mes études en actuariat à l’Université de Montréal, une année sabbatique m’a permis de voyager et de réfléchir à mes options. Je me suis arrêté à Genève en Suisse et j’y ai trouvé un emploi. C’est un peu par hasard que j’ai commencé ma carrière chez Citibank Private Bank à titre d’analyste associé. C’est à ce moment que j’ai découvert mon intérêt pour la gestion de portefeuille. Les champs d’activités diversifiés de la banque m’ont permis d’évoluer vers ce domaine où j’ai pu graduellement ajouter à mes responsabilités. Je n’ai pourtant jamais vraiment fonctionné par buts ou par objectifs. Je me suis plutôt laissé guider par mes intérêts et les opportunités qui s’offraient à moi, toujours en travaillant fort.

Avez-vous respecté votre plan de carrière ? Combien de fois avez-vous changé d’employeur ou de poste au sein du même employeur jusqu’à présent ? Quelle était la principale raison de ce ou ces changement(s) ?

Bien que mon parcours semble linéaire, je n’ai jamais adhéré à un plan de carrière précis. Au cours des 22 dernières années, j’ai évolué dans plusieurs postes au sein des mêmes groupes. Chez Citigroup, je suis passé d’analyste associé à Directeur général et Directeur de l’allocation d’actifs stratégique. J’ai également accepté d’occuper ce dernier poste chez Morgan Stanley à la suite de la vente en 2009 de la division de gestion de patrimoine de Citigroup à laquelle je contribuais, Smith Barney. J’ai recommencé à travailler à partir de Montréal, mais cela m’amenait à faire la navette entre Montréal, New York et autres destinations pratiquement toutes les semaines.

Fait inusité, j’étais le seul à réellement travailler en gestion de portefeuille dans les bureaux de Morgan Stanley à Montréal, l’endroit s’avérant davantage un Centre de technologie et de développement de logiciels. À mon arrivée, les informaticiens me regardaient comme si j’arrivais d’une autre planète et se demandaient bien ce que je faisais là !

Puis, en 2011, j’ai eu l’opportunité d’occuper un poste correspondant parfaitement à mon profil chez Desjardins Gestion internationale d’actifs, confirmant définitivement mon retour aux sources.

Décrivez-nous le poste que vous occupez actuellement. Avez-vous rencontré des obstacles significatifs lors de votre cheminement de carrière ? Qu’aimez-vous le plus dans votre emploi ?

Le poste que j’occupe actuellement se scinde en deux rôles principaux. Tout d’abord, en tant que Chef de l’exploitation de DGIA, je dirige les diverses activités de placements du gestionnaire d’actifs du Mouvement Desjardins. Ensuite, en tant que vice-président, Placements, j’agis également en tant qu’expert de contenu relativement aux marchés financiers et aux placements auprès du Mouvement. Avoir la chance et le plaisir de travailler avec une équipe aussi talentueuse ainsi qu’œuvrer dans une division en croissance sont deux aspects de mon travail que j’affectionne particulièrement.

La crise financière a bien évidemment occasionné beaucoup d’anxiété et maints changements organisationnels au sein de notre communauté. L’une des plus grandes difficultés avec laquelle j’ai dû apprendre à composer est la vulnérabilité de nos fonctions par rapport à ces changements organisationnels sur lesquels nous avons souvent bien peu de contrôle, et ce, particulièrement au sein de grandes sociétés axées principalement sur les résultats financiers à court terme. En placement, la stabilité des équipes et l’accent sur les résultats à long terme sont des conditions essentielles au succès : heureusement, celles-ci sont bien en place dans mon équipe. Un peu plus récemment, ma transition au Mouvement Desjardins a également été accompagnée de certains défis d’adaptation à une culture d’entreprise différente, ainsi qu’à la terminologie financière francophone, ne l’ayant que très peu utilisée depuis le début de ma carrière.

Selon vous, quelles sont les compétences à posséder pour avoir du succès dans votre champ d’expertise ? Quelle différence la désignation CFA a-t-elle faite dans votre cheminement de carrière ?

Avec un certain recul, il m’apparaît essentiel d’adopter et de conserver une forte conviction en notre approche alors que nous évoluons dans divers contextes de marchés ou d’affaires, et ce peu importe l’approche en question. Bien souvent, rejoindre le « consensus » peut s’avérer attrayant et réconfortant, particulièrement lorsque nous exprimons une vision plus « contrarienne » ou lorsque les résultats sont difficiles sur des périodes plus ou moins longues. Or, tant et aussi longtemps que notre analyse est basée sur un processus rigoureux et éprouvé, les décisions de placement devraient uniquement refléter ce processus plutôt que des considérations d’ordre émotif ou autre. Cela est plus facile à dire qu’à faire. Ensuite, la philosophie de placement que nous avons adopté exige de savoir faire preuve d’esprit d’équipe. En partageant le fruit des efforts de tous et chacun selon leur expertise, il est possible d’améliorer les résultats globaux, d’éviter les doublons et de créer un environnement de travail plus collaboratif et par conséquent plus mobilisant.

Le programme CFA m’a tout d’abord permis d’acquérir plusieurs connaissances auxquelles je n’avais pas été exposé lors de mes études en actuariat. La désignation étant déjà passablement reconnue en Europe, elle me permettait également de démontrer à mon employeur le sérieux de mon engagement envers une carrière dans le domaine du placement. Aujourd’hui, je demeure impressionné par le rôle qu’exerce CFA Montréal comme point de rassemblement de la communauté financière montréalaise par le biais de nombreux événements de qualité. Comparativement à Londres ou à New York qui possèdent également des associations CFA, celle de Montréal semble avoir le pouvoir de mobiliser.

Comment percevez-vous les perspectives de carrière dans votre secteur ? Quelles recommandations feriez-vous à quelqu’un qui amorce sa carrière dans ce domaine ?

Après avoir œuvré au sein de grandes plateformes financières telles que Londres ou New York, je constate aujourd’hui comment Montréal demeure un centre d’excellence où abondent expertise, compétences et talent. La communauté financière montréalaise n’a tout simplement rien à envier aux autres grands marchés mondiaux. Nous sommes simplement beaucoup moins nombreux! Certes, il existera toujours des opportunités de carrière intéressantes ici, mais nous devrions en faire davantage afin d’en développer de nouvelles. À cet effet, je salue et j’applaudis toutes les initiatives visant à encourager les gestionnaires en émergence.

Si j’avais à prodiguer quelques conseils à une personne qui souhaite évoluer dans le domaine de la finance, j’insisterais tout d’abord sur la nécessité d’être prêt à travailler très fort. Puis, je leur dirais d’être et de demeurer originaux dans leur approche et dans leur cheminement. Comme j’ai maintes fois entendu tout au long de mon parcours, « Think outside the box ».

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