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Entrevues CARRIÈRE
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ENTREVUE CARRIÈRE AVEC MIVILLE TREMBLAY, CFA, Représentant principal et directeur du Bureau régional de Montréal (Marchés financiers), Banque du Canada

Avec plus de 30 années d'expérience professionnelle, M. Tremblay est un excellent exemple de la façon dont une carrière peut évoluer dans différents domaines quand on est fidèle à sa passion et à ses champs d’intérêt. Au cours des 14 dernières années, Miville a été représentant principal de la Banque du Canada et l’un des membres du comité d’examen de la politique monétaire et du comité d’examen du système financier de l’institution. Son principal rôle est d’assurer la liaison avec la communauté financière du Québec, de recueillir des renseignements sur l’intelligence de marché et de mener des recherches sur diverses questions telles que les fonds de pension. De plus, Miville est vice-président du Conseil de surveillance de la normalisation comptable. Avant d’occuper son rôle actuel, il a agi à titre de directeur de l’Intelligence stratégique de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Par ailleurs, au cours des 17 premières années de sa carrière, il a été journaliste financier pour plusieurs médias, dont Radio-Canada et la Presse canadienne, mais surtout pour La Presse. Auparavant, il a donné quelques conférences sur le Québec et la politique canadienne à l'Université d'État de New York.

Miville détient un baccalauréat en sciences politiques (relations internationales) de l’Université McGill, une maîtrise en analyse des politiques publiques de l’Université Laval, un MBA exécutif de l’UQAM, en plus d’être détenteur de la charte CFA.

Quand avez-vous commencé votre carrière et quel était votre premier poste ? Était-ce le poste que vous souhaitiez ?

Après avoir complété ma maîtrise en analyse des politiques publiques, j’ai obtenu un emploi de journaliste par chance. Je me suis immédiatement intéressé à l’interaction entre les politiques économiques et les marchés de capitaux. Ce travail était une expérience d’apprentissage permanent où j’ai eu l’opportunité de rencontrer et d’interagir avec des experts de ces domaines. Je prenais un immense plaisir au journalisme d’enquête. Comme journaliste, j’ai aussi découvert que je pouvais avoir une certaine influence sur l’opinion publique, de même que sur les décideurs. Alors, ce travail n’était pas à proprement parler celui que je visais, mais je suis demeuré fidèle à ce qui m’intéressait.

 

Avez-vous respecté votre plan de carrière ? Combien de fois avez-vous changé de poste au sein d’une même organisation ? Quelle était la principale raison de ce changement ?

Je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’ai été journaliste au cours des 17 premières années de ma carrière, principalement pour La Presse. Cependant, est venu un moment où j’ai réalisé que j’étais prêt pour de nouveaux défis et par un heureux concours de circonstances, une occasion s’est présentée : directeur de l’Intelligence stratégique à la Caisse. Quelques années plus tard, on m’a offert la chance de joindre la Banque du Canada. Au cours des 14 dernières années, mon titre est demeuré le même, mais avec la crise financière et ses conséquences, avec les mesures extraordinaires mises en place par les banques centrales, le mandat réel fut varié et très intéressant.

Lors de chaque changement de carrière, ma principale motivation a toujours été : est-ce que ce sera intéressant ? Vais-je apprendre quelque chose de nouveau ? Parfois le changement dans un parcours de carrière n’est pas tant lié au fait d’avoir un plan, mais plutôt aux opportunités que l’on se crée pour soi-même et que l’on reconnaît lorsqu’elles surviennent.

 

Décrivez votre travail actuel. Qu’aimez-vous le plus dans votre rôle actuel ? Y a-t-il eu des obstacles majeurs que vous avez dû surmonter pour suivre votre parcours de carrière ?

Mon travail actuel vise à être un intermédiaire entre la Banque du Canada et les participants de l'industrie. Mon but est de sonder le marché et recueillir des renseignements afin de conseiller la Banque du Canada en ce qui concerne ses politiques de stabilité monétaire et financière. Assurer la liaison avec les acteurs du marché, acquérir une compréhension de leurs réalités et de la façon dont les décisions de la Banque du Canada peuvent avoir un impact sur leurs entreprises sont des aspects de mon travail que j’aime. Après avoir interrogé les acteurs du marché, je rapporte mes conclusions et formule mes recommandations au Comité d'examen de la politique monétaire, lequel est présidé par le Gouverneur.

Le plus gros défi auquel j’ai dû faire face au cours de ma carrière s’est produit alors que j’étais journaliste d’enquête. Après avoir découvert de sérieux manquements dans la gouvernance d’une grande institution financière, un exécutif de l’organisation m’a poursuivi, ainsi que La Presse, pour 21 M$. Je savais que j'avais raison et je n’ai pas été inquiet, mais traverser ce processus fut néanmoins très éprouvant même si j’ai gagné le procès à la fin. Avec le recul, je constate que les compétences acquises lors de mon rôle de journaliste d’enquête me servent encore énormément dans mon poste actuel.

 

Quelles sont les compétences les plus importantes pour avoir du succès dans votre champ d’expertise selon vous ? Quelle différence la désignation CFA a-t-elle faite dans votre développement de carrière ?

À la Banque, un diplôme de maîtrise est un minimum et plusieurs ont aussi un doctorat. Il est essentiel d’avoir une profonde connaissance de l’économie et de la finance. J’insiste également sur l’importance de se bâtir un réseau d’affaires, car c’est la création de liens solides qui conduit aux opportunités dont j’ai fait mention précédemment. Développer graduellement un solide réseau de contacts est un facteur déterminant du succès.

Mon employeur m’a suggéré de considérer le titre CFA alors que je travaillais à la Caisse de dépôt. Au début, je n’étais pas particulièrement séduit par l’idée et je lui ai dit que je n’essaierais qu’une fois. Ironiquement, j’ai passé tous les examens du premier coup ! Je n’ai pas fait mon CFA pour apprendre à calculer des ratios, j’étais déjà trop vieux pour cela, mais pour avoir un dialogue approfondi avec les acteurs du milieu. En tant que membre du comité d'investissement du fonds de pension de la Banque, le programme CFA m’a permis d’acquérir les connaissances dont j’avais besoin pour poser de meilleures questions et interagir avec sagacité avec les gestionnaires de portefeuilles de l’organisation.

 

Comment percevez-vous les opportunités de carrière dans votre secteur ? Quelles recommandations feriez-vous à quelqu’un qui amorce sa carrière dans ce domaine ?

Il y a 20 à 30 détenteurs du titre CFA qui travaillent à la Banque du Canada à Ottawa. Depuis la crise financière de 2008, la réglementation se complexifie et comme la surveillance du secteur financier prend de l’importance, je vois de plus en plus d’opportunités pour les détenteurs du titre CFA dans le domaine réglementaire. Que ce soit au sein des agences gouvernementales ou dans le secteur privé, les organisations du domaine de la réglementation et de la conformité recherchent des professionnels plus expérimentés et plus qualifiés. Alors le meilleur avis que je peux donner à tous les détenteurs de la charte CFA est d’élargir vos horizons quand il s’agit de votre carrière. Pensez de manière moins traditionnelle lorsque vous réfléchissez à celle-ci et à ce que vous voulez faire. Souvent, nous ne réalisons pas tout de suite la manière dont certaines expériences seront utiles plus loin sur la route.

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